Trop, c’est trop… L’Assemblée nationale vient de voter, dans le cadre de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2030, un moratoire sine die sur le développement de nouvelles installations de production d’électricité utilisant de l’énergie photovoltaïque et éolienne, le temps qu’une « étude objective et indépendante » détermine le mix énergétique optimal pour la France.
Les effets de ce vote, sans fondement, s’annoncent dès à présent très lourds sur les anticipations de marché. COEDIS ne peut que reprendre à son compte les mots du Rapporteur de ce texte, Antoine Armand, qualifiant ce vote de « catastrophe économique et industrielle », et ceux de Marc Ferracci, Ministre de l’industrie, le qualifiant de « dévastateur ».
Ce moratoire, absolument rien ne le justifie, alors même que le pays réalise un effort sans précédent de décarbonation de son énergie… Pour les acteurs engagés dans cette dynamique, c’est une catastrophe annoncée au regard des investissements consentis.
Il est temps que les pouvoirs publics cessent de changer en permanence de pied en matière d’accompagnement de la transition énergétique. Nous sortons tout juste d’un épisode lui-même calamiteux, celui de la suspension du soutien au monogeste par MaPrimeRenov’, sur laquelle le gouvernement est revenu.
Avec ce vote, on retombe dans les mêmes travers…
Pour nos distributeurs professionnels, cela est insupportable et destructeur, notamment pour ceux spécialisés dans le photovoltaïque, pour lesquels l’impact social de ce moratoire sera immédiat et se traduira par un arrêt net, brutal, et des licenciements d’ampleur.
Nous appelons donc le Parlement à la responsabilité, en revenant sur ce vote néfaste.