Depuis le 22 août 2026, l’article 35 de la Loi Climat et Résilience renforce la prise en compte des considérations environnementales dans les marchés publics. Pour les distributeurs professionnels du second œuvre technique du bâtiment, cette évolution fait émerger de nouvelles attentes… mais aussi de nouvelles opportunités.
L’environnement entre pleinement dans l’évaluation des offres
Les acheteurs publics doivent désormais intégrer davantage les enjeux environnementaux dans leurs marchés. Le critère du prix seul ne peut plus suffire : les offres doivent notamment être évaluées au regard de considérations environnementales et les conditions d’exécution des marchés doivent intégrer des exigences en la matière.
Pour les entreprises qui répondent aux marchés publics, le sujet devient donc très concret : comment démontrer sa capacité à répondre aux attentes environnementales de l’acheteur ?
L’acheteur public ne recherche pas une entreprise « parfaite »
Une idée reçue mérite d’être écartée : pour être crédible dans un appel d’offres, il n’est pas nécessaire de disposer de toutes les certifications environnementales ou d’une politique RSE particulièrement sophistiquée.
Le distributeur : un acteur de la performance environnementale du marché
Dans le second œuvre du bâtiment, le rôle du distributeur dépasse largement la seule fourniture de produits. Il peut contribuer à la performance environnementale d’un marché à travers plusieurs leviers.
Le distributeur devient ainsi un partenaire technique capable de contribuer directement aux objectifs environnementaux du projet.
Le maître-mot : apporter des preuves
Dans une réponse à un marché public, une déclaration générale ne suffit plus. L’entreprise doit pouvoir apporter des éléments concrets pour étayer ses engagements.
L’enjeu est donc de passer de « nous nous engageons à… » à « voici ce que nous faisons, voici nos résultats et voici les éléments qui permettent de le vérifier ».
Une réponse doit être adaptée au marché
Autre point essentiel : il n’existe pas de mémoire environnemental universel.
L’acheteur veut comprendre en quoi les solutions proposées par l’entreprise répondent précisément aux enjeux du marché concerné.
Un enjeu particulièrement important pour les PME
Pour une PME, ces nouvelles exigences peuvent sembler complexes. Elles peuvent pourtant constituer une opportunité de se différencier en valorisant des actions déjà réalisées au quotidien : optimisation des livraisons, réemploi des palettes, réduction des emballages, tri des déchets, formation des collaborateurs, valorisation de produits disposant de données environnementales…
L’enjeu n’est pas nécessairement d’en faire plus immédiatement. Il est d’abord de savoir identifier, structurer et prouver ce qui est déjà fait.
C’est dans cette logique que COÉDIS a conçu son Guide Marchés publics – Article 35 de la Loi Climat et Résilience.
Un guide opérationnel pour accompagner les adhérents
Le guide propose une approche très opérationnelle autour de trois questions :
- Que recherche l’acheteur public ?
- Comment construire sa réponse ?
- Quelles preuves fournir ?
Avec ce guide, COÉDIS accompagne ses adhérents pour transformer leurs démarches environnementales en arguments concrets dans leurs réponses aux marchés publics.
Guide Marchés publics 2026 disponible pour les adhérents de COÉDIS dans l’espace Membre